100 ans de l’Armistice : Paris célèbre Guillaume Apollinaire

416
L'expo a lieu tout près de l'église Saint Germain l'Auxerrois © Brian Kinney
L'expo a lieu tout près de l'église Saint Germain l'Auxerrois © Brian Kinney

Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, et cent ans après la publication de son dernier recueil, Paris rend hommage à Guillaume Apollinaire, l’un de ses plus grands poètes, qui fut aussi poilu.

Les calligrammes sont des poèmes dont la disposition graphique sur la feuille forme un dessin. Le terme a été inventé par Guillaume Apollinaire dans son recueil, du même nom, publié en 1918.

Parce que si on connait l’homme poète, on ignore souvent qu’il s’est volontairement engagé comme soldat pendant la Grande Guerre. « J’ai tant aimé les arts que je suis artilleur » écrit-il, non sans humour. C’est sur le front, dans les tranchées, qu’il compose pendant deux ans ses calligrammes. Le recueil est sous-titré « Poèmes de la Paix et de la Guerre ».

Une exposition à l’air libre met en avant les dernières oeuvres du poète, à l’occasion du centenaire de l’Armistice. Armistice qu’Apollinaire n’a pas vécu… Devenu fragile après avoir été blessé à la tête en 1916, il décède de la grippe espagnole le 9 novembre 1918, deux jours avant la fin des hostilités.

Cette exposition, organisée avec le comité des centenaires de Calligrammes et de la mort d’Apollinaire, présente une dizaine de calligrammes du poète, en lien avec les combats et Paris.

Caligramme représentant la Tour Eiffel
  • Sur les grilles du square Laurent-Prache (75006), à deux pas de la dernière demeure du poète.
  • Jusqu’au vendredi 30 novembre 2018