5 expositions à découvrir cet été à Paris

J. M. W. Turner (1775 – 1851), Le Lac Léman, avec la Dent d’Oche, au-dessus de Lausanne,1841, graphite et aquarelle sur papier, 23,5 x 33,8 cm © Tate

 

Du génie burlesque de Louis de Funès aux détails fascinants des peintures de l’aquarelliste anglais William Turner en passant par le quotidien de la cité antique de Pompéi… Voici notre sélection des expositions à découvrir absolument à Paris en cet été 2020.

Pompéi au Grand Palais

On vous l’annonçait dans cet article, le Grand Palais consacre son exposition de réouverture à la cité antique de Pompéi, figée dans le temps depuis l’éruption du Vésuve en l’an 79 après J.-C. Reconstitution de l’éruption, balade sonore et visuelle dans les rues grouillantes de Pompéi… Grâce à un dispositif immersif en 3D, on découvre la ville antique presque comme si on y était ! Et bonus : des objets et œuvres d’art provenant des dernières fouilles de 2010 ainsi que quelques découvertes plus anciennes seront également exposés.

Au Grand Palais, du 1er juillet au 27 septembre 2020

Fuji, pays de neige au Musée Guimet

Le mont Fuji, point culminant du Japon, domine l’archipel nippon de sa majesté : inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO sous le titre « Fujisan, lieu sacré et source d’inspiration artistique », ce volcan au cône parfait revêt un caractère religieux non négligeable et est un endroit adoré des artistes. Pour son exposition estivale, le musée Guimet expose près de 70 représentations de cette montagne sacrée… sous la neige : estampes japonaises dont plusieurs tirages du « Fuji rouge » et un « Fuji bleu » de Katsushika Hokusai (1760-1849), photographies, peintures impressionnistes ou post-impressionnistes… À découvrir dès le 15 juillet pour une balade enneigée au coeur de l’été !

Au Musée Guimet, du 15 juillet au 12 octobre 2020


Louis de Funès à la Cinémathèque

Il est apparu dans plus de 140 films et a sans doute marqué le cinéma français du XXe siècle plus qu’aucun autre comédien : le génialissime Louis de Funès (1914-1983) est à découvrir sous toutes les coutures à la Cinémathèque française à partir du 15 juillet 2020. Au cours de cette grande exposition composée de 300 œuvres et extraits de films – comme toujours accompagnée d’un programme riche en rediffusions de films – on (re)découvrir entièrement la carrière du comédien, de ses débuts comme pianiste de bar dans les bistrots parisiens à sa consécration cinématographique dans les années 1960.

 

À la Cinémathèque française, du 15 juillet 2020 au 31 mai 2021

James Tissot au Musée d’Orsay

Au programme du Musée d’Orsay cet été ? Une superbe rétrospective consacrée au peintre français James Tissot (1836-1902), composée d’une centaine d’oeuvres dont soixante tableaux de l’artiste. À découvrir jusqu’au 13 septembre, l’exposition James Tissot, l’ambigu moderne nous plonge dans l’oeuvre protéiforme et cosmopolite de ce Londonien de coeur, né à Nantes et mort à en Franche-Comté : on y découvre un artiste moderne, parfaitement ancré dans son époque, mais plus complexe qu’il n’y paraît. Un régal pour les yeux qui nous fait voyager entre la France et l’Angleterre !

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UNE SEMAINE AVEC CHRISTODOULOS PANAYIOTOU ONE WEEK WITH CHRISTODOULOS PANAYIOTOU . Chaque semaine pendant la fermeture du musée d'Orsay, un artiste partage son regard sur les collections, choisissant et commentant une œuvre chaque jour, pendant sept jours. Pour la onzième semaine, l'artiste @christodoulospanayiotou partage ses perspectives personnelles sur sept œuvres. . Jour 6 : James Tissot, "Le cercle de la Rue Royale" (1868). "J'ai rêvé un jour que je me cachais sous le canapé de la Rue Royale, ma tête précisément entre les jambes du Marquis de Miramon. C'était la position parfaite pour écouter leurs conversations salaces (que j'ai depuis oubliées) et pour examiner la saleté du sol (une impression que je porte toujours en moi). Des mégots de cigare, des billets doux, un journal, des gants, et toutes sortes de détritus bien arrangés annoncent la distinction marquante entre sens du privilège et pauvreté, peinte par piles de saleté dans bien d'autres peintures du XIXe siècle". . Every week during the time of the closure of the musée d'Orsay, an artist offers their vision of the collections, commenting on one work every day, for seven days. For the eleventh week, artist @christodoulospanayiotou shares intimate insights on seven favorites. . Day 6: James Tissot, "The circle of the Rue Royale" (1868). "I once dreamt that I was hiding under the sofa of Rue Royal, my head precisely placed between the legs of the Marquis de Miramon. It was the perfect position from which to listen to their filthy conversation (that I have since forgotten), and examine the dirty floor (an impression I still carry with me). Cigar butts, billets-doux, a newspaper, gloves, and all sorts of well sorted out trash announce the defining distinction between entitlement and poverty, depicted in piles of dirt in many other 19th c. paintings". . #museedorsay #museeorsay #museum #art #beauxarts #finearts #unesemaineavec #oneweekwith #christodoulospanayiotou

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Au Musée d’Orsay, du 23 juin au 13 septembre 2020

William Turner au Musée Jacquemart-André

Notre exposition préférée pour la fin : depuis le 26 mai et jusqu’à janvier 2021, le musée Jacquemart-André nous présente une superbe rétrospective de l’oeuvre du peintre et aquarelliste Joseph Mallord William Turner (1775-1851), sans doute le plus grand représentant de l’âge d’or de l’aquarelle anglaise. Organisée en collaboration avec la Tate Britain de Londres, cette exposition rassemble pour la première fois en France 60 aquarelles et 10 peintures à l’huile de l’artiste anglais : des oeuvres lumineuses, colorées dans lesquelles on plonge avec force, le tout dans l’un des musées les plus agréables de Paris !

Au Musée Jacquemart-André, du 26 mai au 11 janvier 2021

C.D

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