Canicule à Paris : pourquoi les trains et métros sont ralentis quand il fait chaud ?

© Viacheslav Lopatin

La canicule à Paris, c’est pas loin d’être l’enfer. La journée il fait chaud (évidemment), la nuit ça ne descend pas et, surtout, les transports sont bondés ET en retard. Mais pourquoi ?

Malgré tous les efforts fournis par la RATP et la SNCF, à chaque vague de chaleur c’est la même chose : les annonces de « trafic perturbé » s’enchaînent et les voyageurs finissent entassés sur les quais et dans les rames, dans une chaleur insoutenable. Pourquoi ? Il y a plusieurs raisons à ça, à la fois humaines et techniques.

Les caténaires qui se détendent

L’une des principales raisons des retards et perturbations en cas de fortes chaleurs est liée aux caténaires. Une caténaire est un élément composant la voie, situé à intervalle régulier le long de celle-ci et permettant de faire rouler les trains. Composée d’un fil de contact suspendu à un câble porteur, sa principale mission est de soutenir les câbles d’alimentation électrique grâce à un système de poulies. Problème, quand il fait chaud, la caténaire a tendance à se déformer sous l’effet de la dilatation : pour éviter de créer un arrachement de la caténaire, les trains sont donc obligés de ralentir. Car si une caténaire s’arrache, c’est la cata : interruption totale de la circulation pendant plusieurs heures.

Les rails qui se déforment

De la même manière que pour les caténaires, les rails ont tendance à se déformer sous l’effet de ce que l’on appelle la « dilatation thermique » : à pression constante, le volume d’un corps (gaz, liquide ou solide) augmente en même temps que sa température. Pour limiter cette déformation liée à la chaleur, et ainsi limiter les risques de cassure de rail, la vitesse des trains est ralentie et le nombre de trains peut même être réduit.

Des malaises voyageurs plus nombreux

Si les premières raisons valent surtout pour le Transilien, les RER, les trams et les lignes de métro dont une partie se trouve en extérieur, la dernière raison vaut pour toutes les lignes et tous les types de transports y compris les bus : le fameux « malaise voyageur ».

Et pour cause : dans certaines rames de métro ou dans les RER non climatisés, la température peut monter, en période de canicule, jusqu’à 45° en heure de pointeCette température est déjà difficilement tenable en soi, mais ajoutons à cela six ou sept voisins au mètre carré et on se retrouve avec un créateur de malaises en puissance. Or, un malaise voyageur perturbe la circulation pendant au minimum une dizaine de minutes. 

Pour éviter au maximum les malaises, on vous conseille de vous hydrater régulièrement et de toujours avoir une bouteille d’eau ainsi qu’un petit ventilateur de poche ou un éventail sur vous. Vous pouvez également vous diriger vers certaines gares parisiennes, notamment Châtelet, Gare Saint-Lazare et Gare de Lyon, pour récupérer les bouteilles d’eau et éventails distribués gratuitement par la RATP et la SNCF. 

C.R

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