Covid-19 : les discothèques resteront fermées jusqu’en septembre

Silhouette dans un établissement de nuit / Image d’illustration © Taya Ovod

Contrairement à ce que tous les patrons de boîtes de nuit espéraient et attendaient, le gouvernement a décidé de repousser la réouverture des discothèques à la fin de l’été. Une décision qui a suscité colère et incompréhension dans le monde de la nuit.

Bercy Village

Le Ministre de l’Intérieur l’a annoncé dans la nuit de vendredi 19 à samedi 20 juin : les cinémas peuvent rouvrir, les casinos aussi, les stades pourront le faire à partir du 11 juillet en respectant une jauge maximal de 5 000 spectateurs… Mais les boîtes de nuit devront encore attendre. Et pas qu’un peu : les discothèques, ainsi que les foires, expositions et salons, ne pourront pas ouvrir avant le mois de septembre.

Cette décision, inattendue, a immédiatement mis en émoi le monde de la nuit : « Le gouvernement signe l’arrêt de mort des discothèques » déplorait, samedi 20 juin dans un communiqué, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), l’organisation patronale qui représente les quelque 1 500 discothèques réparties sur le territoire français. Il faut dire que les lieux de vie nocturnes n’ont pas été aidés par les événements de ces dernières années, notamment à Paris : les attentats de novembre 2015, les longs mois de manifestations des gilets jaunes, la grève de cet hiver et maintenant les six mois de fermeture prévus en raison du Covid-19… Tous ces événements devraient avoir raison de nombreux établissements parisiens et français, à l’image du VIP Room, mythique club de la rue de Rivoli qui annonçait déjà sa fermeture à la fin du mois de mai.

Interrogé par l’AFP, le président de la branche nuit de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie a déploré cette décision qui, selon lui, ouvre la porte à des « fêtes sauvages » et des soirées privées « où l’alcool coule à flot » sans encadrement ni respect des mesures sanitaires. Les patrons de discothèques, dont les établissements emploient 43 000 personnes pour un chiffre d’affaires estimé à un milliard d’euros annuel, demandent au gouvernement de revenir sur cette décision et menacent, si tel n’était pas le cas, d’attaquer cette décision au Conseil d’État. Affaire à suivre…

 

C.D

 

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