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Culture

Elenio, fleuriste le plus coloré de Paris

today25 novembre 2022

Arrière-plan

Cette semaine, on a rencontré Elenio. Un parcours atypique, une vie pleine de rebondissements et toujours le sourire aux lèvres. Elenio est un fleuriste pas comme les autres. Il livre ses bouquets en skateboard. Passionné d’économie, il vend des roses, des tulipes (son premier amour) et des gypsophiles depuis quinze ans. Il nous raconte son histoire.

« Moi c’est Elenio. Je suis fleuriste depuis quinze ans. Je travaille à quelques pas de la Bourse de Paris, rue Vivienne (2ème arrondissement). 

Il faut être un artiste pour être fleuriste. J’ai, depuis tout petit, une passion pour les couleurs. J’aime les arranger, les associer ou les dissocier. Le rouge et le jaune ne vont pas du tout ensemble. Jamais je ne les associerai même un client insiste ! Cet amour pour la couleur est né, il y a longtemps.

Petit, quand je vivais dans la région des Marches, près d’Ancône (Italie), je courais dans les champs de blé. C’était magnifique. J’étais émerveillé par la beauté des tulipes rouges sauvages. L’association de la couleur ocre du blé et avec le rouge des tulipes, c’était absolument fascinant.

Elenio dans sa boutique © Madison Klug

Être fleuriste, c’est aussi être un économiste. Il faut étudier le marché, suivre le prix des plantes. Leur popularité fluctue tout au long de l’année. Il faut s’adapter à la clientèle et prévoir la demande. Je ne me suis pas lancé dans le métier, sans tout calculer. Après avoir atterri à Paris pour un Erasmus. J’ai continué mes études d’économie à Sciences Po. J’ai enchaîné les boulots : grande distribution , hôtellerie, textile. J’ai voulu tout arrêter et ouvrir un commerce mais lequel ? Il me fallait quelque chose où je sois seul. 

Pour moi, être fleuriste, c’était le choix à faire. Toute l’année, il y a une bonne raison d’acheter des fleurs. Et puis je suis en contact tous les jours avec les gens. C’est mon plus grand bonheur.

Parce qu’être commercial, c’est la troisième clé pour être un bon fleuriste. Il faut avoir la tchatche. J’ai tout appris sur les marchés italiens. Adolescent, j’étais fasciné par ce secteur. Je les voyais crier, alpaguer les gens. Je voulais reproduire leurs faits et gestes. Un marchand m’a tout appris. Aujourd’hui, je suis heureux avec mon skate, mes fleurs et mon comptoir. »


Au comptoir des fleurs

Photo de une : © Madison Klug

C.D.

Écrit par: La Rédaction


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