Icônes : l’exposition incontournable de la Nouvelle Vague

Si on vous dit Jean-Luc Godard, François Truffaut, Alain Resnais ou encore Claude Chabrol, il s’agit, vous l’aurez compris, des figures emblématiques de La Nouvelle Vague. Au travers de clichés remarquables, l’exposition Icônesréalisée par Vandartists, nous replonge dans cette période de grande liberté artistique et créative du cinéma français.

C’est à la Galerie Joseph dirigée par Michael Timsit, dans le 3ème arrondissement de Paris, que se tient la première rétrospective photographique des personnalités qui ont fait La Nouvelle Vague. Au total, plus de 100 tirages y sont exposés, illustrant le travail de deux grands photographes du cinéma français : Raymond Cauchetier et Georges Pierre. Des clichés qui ne sont pas sans importance dans l’histoire de ce cinéma, puisqu’ils servaient à l’époque à promouvoir les films. En un seul instant capturé, ces photographes de cinéma se devaient de retranscrire tout l’esprit du film. Un véritable travail d’artistes, pourtant longtemps restés dans l’ombre des réalisateurs de La Nouvelle Vague.

 

Jean-Paul Belmondo et Anna Karina, 1965 – « Pierrot le Fou » de Jean-Luc Godard © Georges Pierre

La Nouvelle Vague, le renouveau cinématique

Expression née sous la plume de Françoise Giroud dans l’Express en 1957, La Nouvelle Vague caractérise la jeune génération montante des cinéastes de l’époque. Enthousiastes, provocateurs, et incontestablement révolutionnaires, ces cinéphiles issus de la revue Les Cahiers du cinéma brisent les codes traditionnels du 7ème art. Les acteurs de La Nouvelle Vague stoppent les productions en studio et partent tourner dans les rues ; ils veulent du cinéma, du vrai, des scènes de vie spontanées et non parfaitement récitées…

Jeanne Moreau, Henri Serre et Oscar Werner, 1961 – « Jules et Jim » de François Truffaut © Raymond Cauchetier

Rencontre des 7ème et 8ème arts

Même s’ils n’étaient pas reconnus comme de réels artistes à l’époque, les photographes de cinéma exerçaient néanmoins un rôle majeur dans la production des films. Documenter les tournages, sublimer en une image les films pour leur promotion, tant de responsabilités qui leur nécessitaient une rigueur exemplaire. Pourtant, les photographes ne devaient aucunement gêner le travail du réalisateur, c’est pourquoi beaucoup de clichés étaient pris en dehors des heures de tournage. Et c’est en réussissant à saisir un film en une image que ces photographes sont parvenus à rendre leurs clichés si précieux et à s’inscrire dans une réelle performance artistique.

Jean-Paul Belmondo, 1965 – « Pierrot le Fou » de Jean-Luc Godard © Georges Pierre

 

Un film, une photographie, tous deux devenus mythes

Vous vous souviendrez sûrement du magnifique duo entre Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg dans À bout de souffle de Jean-Luc Godard, mais surtout de ce cliché, pris sur l’avenue des Champs-Élysées. Peut-être aurez-vous en tête le fameux baiser de Jean-Paul Belmondo et Anna Karina dans Pierrot Le Fou de Jean-Luc Godard. Que ce soit au travers de ses films ou de ses photographies, La Nouvelle Vague a laissé au cinéma français un riche héritage et continue d’inspirer des cinéphiles du monde entier.

Jean-Paul Belmondo et Jean Seberg, 1959 –  » À bout de souffle  » de Jean-Luc Godard © Raymond Cauchetier

Exposition Icônes
Du 5 juillet 2018 au 16 septembre 2018
Tous les jours de 10h à 20H
Plus d’informations : www.galeriejoseph.com

Les infos pratiques

Adresse: 16 rue des Minimes 75003 PARIS