Musées parisiens : qu’étaient-ils avant de devenir des musées ?

Un plongeon dans le temps, ça vous tente ? On vous emmène à la découverte de l’histoire de cinq édifices parisiens avant qu’ils ne deviennent musées.

Avant d’accueillir des expos, des oeuvres d’arts ou encore des objets de l’histoire, la plupart des musées parisiens ont eu une autre vie. Voire plusieurs. Aujourd’hui, on s’intéresse donc à l’histoire et à la vie antérieure de ces édifices !

Le Musée d’Orsay

Pas besoin d’être un fin observateur pour s’en rendre compte : avant d’être un musée, cet incroyable édifice abritait une gare, en témoigne notamment ses horloges, son hall et le nom des quelques villes françaises inscrites sur la façade. Ce que l’on sait moins, c’est qu’avant d’être une gare, le Musée d’Orsay a été bien d’autres choses, parmi lesquelles un hôtel particulier habité par la Reine Marguerite au XVIIe siècle et, plus tard, un palais abritant le Conseil d’Etat et la Cour des Comptes. Ce n’est qu’en 1900 que le bâtiment devient une gare, avec son hôtel attenant. En 1945, il servira de lieu d’accueil aux prisonniers de retour des camps de concentration. En 1986, enfin, place au musée que l’on connait aujourd’hui !

Le Musée Rodin

Là encore, le musée, situé au sein de l’Hôtel Biron, a eu une autre vie avant de servir à l’exposition des oeuvres de Rodin : construit au 18e siècle, cet ancien hôtel particulier a vu passer un bon nombre de locataires, dont certains très connus. Le maréchal Biron qui a donné son nom au lieu et qui a imaginé le splendide jardin, l’écrivain Jean Cocteau (1889-1963), le peintre Henri Matisse (1869-1954), la danseuse Isadora Duncan (1877-1927), etc. C’est en 1908, qu’Auguste Rodin y installe ses ateliers. Le sculpteur en fut le dernier locataire. Lorsque le domaine fut vendu à l’Etat, il refusa de quitter les lieux, préférant céder toute son oeuvre pour résider dans la demeure jusqu’à la fin de ses jours. Son souhait fut exaucé et le Musée Rodin fut officiellement inauguré en 1919.

Le Musée du Louvre

On ne vous apprend certainement rien, avant d’abriter des toiles, des sculptures et des vestiges de l’histoire, le Louvre a été pendant près de 700 ans la résidence des rois et des empereurs de France. Forteresse défensive du temps de Philippe Auguste en 1190, demeure royale au XIVe siècle, palais de la Renaissance sous l’impulsion de François 1er… Peu à peu, la cité royale prend forme. S’ensuivent le château construit par Catherine de Médicis, la grande galerie le long de la Seine établie sur ordre d’Henri IV ou encore la Cour Carrée. Devenu musée en 1793, le monument a été achevé des années plus tard, en 1871, puis modernisé par François Mitterrand au début des années 1990.

Le Musée de l’Orangerie

Situé dans le jardin des Tuileries, le Musée de l’Orangerie n’a pas toujours présenté des oeuvres d’art. Construit en 1852, il servait alors à abriter les orangers du jardin pendant l’hiver, lesquels étaient auparavant rentrés sous la grande galerie du Louvre. À partir de 1871, l’orangerie appartient au Domaine de l’Etat qui y organise divers événements : banquets, concours, manifestations musicales, artistiques et horticoles, jusqu’en 1922. Le musée est inauguré quelques années plus tard, en 1927. Avec ses allures de serre (façade vitrée côté sud pour recevoir la lumière et la chaleur du soleil et façade presque aveugle de l’autre côté pour éviter les vents du nord), l’histoire du bâtiment est encore visible.

Le Musée des Arts Forains

Dans un tout autre genre, le musée des Arts Forains était à sa construction un chai à vin, construit par l’architecte Louis-Ernest Lheureux, et installé dans un quartier, l’actuel Bercy Village, entièrement dédié à la conservation et à la vente de vin. En 1878, le ce quartier du 12e arrondissement devient même le plus grand marché vinicole du monde avec ses 43 hectares entièrement dédié au vin et à la fête (chais, auberges, guinguettes, joutes, feux d’artifices…). Le musée, lui, a d’abord été installé en région parisienne, avant de définitivement poser ses valises dans les anciens chais de Bercy en 1996.

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