Paris : Autolib, c’est terminé

Les petites voitures grises pourraient bientôt disparaitre du paysage parisien, et de toute l’Ile-de-France.

Décidément, ces temps-ci, les transports en libre-service n’ont pas le vent en poupe ! Après le retrait des Gobee Bike de la capitale en février et le fiasco des nouveaux Vélib’, au tour des Autolib’ de tirer leur révérences. Catherine Baratti-Elbaz, maire du 12e arrondissement et présidente du syndicat Autolib’ Vélib’ Métropole, a en effet exprimé son intention de mettre fin au contrat avec le Groupe Bolloré.

L’aventure lancée en 2011 devrait donc vraisemblablement se terminer le 21 juin, lors du prochain comité syndical. Les raisons qui ont conduit à cette fin de contrat sont multiples. Depuis un certain temps, les prestations du service d’autopartage s’étaient quelque peu dégradées : voitures abîmées et détériorées, parfois sales, parfois hors-services, plaintes de clients pour erreurs de prélèvements… les Autolibs faisaient triste mine.

Dernier élément, et pas des moindres : le courrier du groupe Bolloré à propos du déficit de 293 millions d’euros que pourrait atteindre Autolib en 2023, date de fin du contrat. Estimant ne devoir verser que 60 millions d’euros sur la totalité de la somme, le groupe aurait laissé le service public avec un montant colossal de quelque 233 millions sur le dos. Face à cette situation, la décision de résilier le contrat s’est imposée.