Paris : ces boîtes de nuits mythiques qui ont fermé leurs portes

© Marc Ollivier
© Marc Ollivier

Concurrencé par les soirées underground « non encadrées », le secteur de la discothèque à Paris se porte mal, depuis plusieurs années. Le nombre de boîtes de nuit a d’ailleurs été divisé par deux depuis 1980. Retour sur ces lieux mythiques disparus.  

  • Le Queen situé au 22 rue Quentin-Bauchart, dans le VIII ème arrondissement, logeait depuis 1992 dans l’ancien cinéma Mercury. Il a connu son âge d’or entre 1993 et 1996, avec une clientèle majoritairement gay. Avec le temps, elle s’est diversifiée et le lieu, célèbre, a perdu de sa splendeur. Année fermeture : 2018. Son créateur, Phillipe Fatien a déclaré « Il faut savoir tourner la page. Le Queen, c’est une belle histoire qui s’arrête. »
  • Le Showcase aura longtemps fait danser les parisiens, sous le Pont Alexandre III, dans le VIII ème arrondissement. Ouverte en 2006 dans un ancien hangar à bateau désaffecté, cette boîte de nuit a su rapidement s’imposer comme un club incontournable de la capitale. En 11 ans d’existence, le Showcase aura accueilli pas moins de 3 000 000 de personnes, et plus de 500 artistes de tous les univers musicaux. Date de fermeture : 2017. A la fin de l’année ouvrira, en remplacement, le Cabaret Electro, un nouveau club qui proposera aussi des événements diurnes !

    Soirées vibrantes sous le Pont Alexandre III © Showcase Paris
  • Le Pulp, situé 25 boulevard Poissonnière, dans le II ème arrondissement a été ouvert par Michèle Cassaro en 1997. Ce club, où l’entrée était gratuite et où il n’y avait pas de carré VIP a accompagné l’affirmation d’une nouvelle identité lesbienne. Les hommes y sont tolérés, mais ce sont les femmes qui y font la loi ! Année de fermeture : 2007. Là, pas de disco et boules à facettes, mais du punk hard, une décoration défraichie… Un joyeux bazar.

    Soirée au Pulp, mythique club lesbian de Paris © Sophie Anquez
  • La Main Jaune, située sous le Square de l’Amérique-Latine (c’était en fait un parking souterrain), dans le XVII ème arrondissement, a été le premier Roller Disco de France. Ouverte en 1979, c’était le temple du patin à roulettes ! 1500 m2 de boules à facettes et de miroirs géants. Année de fermeture : 2003. Elle a été adorée dès lors que Claude Pinoteau s’en est servi comme décor pour le film La Boum en 1980.

    Saturday Night Fever en rollers ! © Hugo Aymar
  •  Le Sept (ou le Club Sept) situé au 7 rue Sainte-Anne dans le I er arrondissement, a été fondée en 1968. Fabrice en fut le propriétaire. Cette boite de nuit, au centre du quartier gay de l’époque, est à l’origine du disco en France. Il y avait un restaurant au rez-de-chaussée et une piste de danse au sous-sol où la jeunesse, punk ou mannequin, se vautraient dans la débauche. Année de fermeture : 1980. Le lieu fut notamment fréquenté par Yves Saint Laurent et Bowie.

    © Philippe Morillon