Paris : des urinoirs écolos pour une ville propre

Shutterstock / Catarina BelovaShutterstock / Catarina Belova
Shutterstock / Catarina Belova

Parce que les murs de Paris sont salis de pipi d’hommes et femmes malveillants, la mairie a décidé d’agir et dégaine donc son super plan anti-pipi. 

Alors qu’ils étaient 96 agents en 2015, en 2018, 3 200 agents dont 320 jour et nuit et 7/7 patrouillent et sanctionnent à coup de PV les petits délinquants afin d’éradiquer tous ceux qui urinent contre les murs.
Et pour arriver à bout de ces incivilités, des pissotières en forme de pot de fleurs appelés des uritrottoirs ont été installées mi-mars dans les rues de Paris et notamment une gare de Lyon (XIIe), une face au Jardin des plantes (Ve) et une dernière boulevard de Clichy (XVIIIe). Fin juillet, un quatrième a été installé et un nouvel urinoir écolo devrait arriver avant la fin de l’année dans le Xe arrondissement.

Mais ce n’est pas tout ! En plus de ces uritrottoirs et des 5 381 contraventions distribuées en 2017, des toilettes escamotables dans le sol (pour hommes), plus de 34 toilettes temporaires (comme on voit dans les festivals), des gouttières sur le sol vont être testés et un miroir anti-urine a été posé rue Saint-Quentin dans le Xe arrondissement, lequel est censé surprendre et devrait s’appeler « Messieurs ! regardez-vous faire pipi ».

Toutes ces initiatives viennent remplacer la peinture anti-pipi appliquée à certains endroits de la capitale. « Le système était prometteur. La peinture renvoie l’urine sur les chaussures. C’est l’arroseur arrosé. Sauf que c’était 3 000 € le m2. Et plein de produits nocifs. » a expliqué Jean-Yves Pinet, adjoint au maire. Et de rajouter que ce projet a été complètement abandonné.

Entre ces installations (en cours ou déjà en place) dans les rues de Paris et l’amende de 68€ pour épanchement d’urine (oui ! faire pipi sur la voie publique coûte 68€), les Parisiens ne devraient plus se laisser aller à tout heure du jour et de la nuit et surtout, n’importe où !