Paris : la ligne 13 du métro jugée la plus anxiogène

ligne 13 metro paris La ligne 13 aussi appelée la ligne de l’enfer / © EQRoy

Selon une enquête de l’Institut Paris Région, la ligne 13 du métro parisien arrive en tête des lignes les plus anxiogènes et angoissantes.

Pour ceux qui prennent le métro et notamment la ligne 13, ce n’est pas une surprise que d’apprendre qu’elle est jugée l’une des plus anxiogènes, en plus d’être la plus saturée de toutes les lignes. En effet, selon une enquête intitulée « Sentiment d’insécurité dans les transports collectifs franciliens », menée par l’Institut Paris Région sur 50 000 clients de la RATP (sur les 500 000 questionnaires envoyés aux abonnés Navigo et Imagine R) et récemment dévoilée par Le Monde, le métro parisien est désigné par le plus de sondés comme le lieu où ils ont vécu leur dernière expérience de peur (48,4%), suivi par le RER (32,6%), le train de banlieue (10,7%), le bus (5,5%) et le tramway (2,8%).

Et dans le métro, c’est la ligne 13 qui est qualifiée de plus angoissante par 13,6% des usagers, suivie de la ligne 4 (11,2%), la 7 (10,8%) la 9 (9,2%) et la 8 à égalité avec la 12 (8,7%), la ligne 2 (8,3%), la ligne 5 (7,7), la ligne 1 (7,6) ou encore la ligne 6 (5,7). Et pourtant ce n’est pas la plus fréquentée par les Parisiens comme le rappelle BFM TV en donnant les derniers chiffres de l’Observatoire de la mobilité en Île-de-France. Et de préciser que c’est la ligne 1 la plus empruntée quotidiennement alors qu’elle se trouve en 9e position.

Concernant les utilisateurs du RER, c’est le A qui concentre le plus leur peur avec 33,4%, suivi par le B (27,6%), le D (18,2%), le C (12,6%) et le E (8,2%).

« Notre étude le montre, sur toutes les lignes, ce qui déclenche le sentiment d’insécurité, c’est l’autre. Soit parce qu’il a un comportement hors norme, soit parce qu’au contraire, il n’y a personne. Les lieux déserts aussi sont anxiogènes« . D’ailleurs, elle note que ce sont avant tout « les secteurs avec beaucoup de personnes en situation d’exclusion » qui se « révèlent plus anxiogènes » explique Sylvie Scherer, responsable des questions de sécurité à l’Institut Paris Région, aux journalistes du Monde.

 

P B

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