Paris : les spécialités sucrées 100% parisiennes

On a tendance à s’accaparer quelques pâtisseries alors pour que ce soit clair pour tout le monde, voici un petit tour des spécialités sucrées 100% parisiennes !

1) La tarte aux poires dite « bourdaloue »
À déguster chaude, froide ou tiède, cette tarte aux poires pochées a été conçue au XIXe siècle par un pâtissier parisien rue Bourdaloue (dans le IXe arrondissement de Paris), d’où le nom du désormais célèbre dessert.

Ingrédients : poire, frangipane ou crème d’amandes, pâte, sucre, vanille, morceaux de macarons et noisettes écrasées.

2) La religieuse
Cette délicieuse pâtisserie à base de pâte à choux, de crème pâtissière, de crème au beurre et de chocolat (ou café) a été inventée en 1856 chez Frascati (situé boulevard Montmartre), célèbre café parisien tenu par un glacier napolitain. En revanche, le terme est plus récent :  il apparaît pour la première fois en 1904 dans le dictionnaire Larousse et selon la légende, on lui aurait donné ce nom pour la couleur et la forme dentelé du glaçage, qui rappellerait les robes des religieuses.

Ingrédients : eau, beurre doux, lait, oeufs, farine, sel, sucre, chocolat noir, crème liquide entière, huile.

3) La brioche à tête
La spécificité de cette brioche parisienne à deux têtes tient à sa fabrication avec de la levure puisqu’ailleurs, ils utilisaient du levain. Facile à faire, elle devient la reine de la viennoiserie parisienne !

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Ingrédients : beaucoup de beurre, des œufs, du lait, de la farine, du sucre, du sel, de la levure, du temps de repos pour que la pâte double de volume. À badigeonner d’un jaune d’oeuf avant d’enfourner et déguster encore tiède !

4) Le financier
Cette spécialité a été popularisée par Lasne en 1890. Et pour cause, avec sa boutique située dans le quartier des affaires à Paris (vers Bourse, exactement), il a eu l’idée de créer un petit gâteau qui se mange sur le pouce. Le financier a donc été mijoté pour les financiers pressés et ne voulant pas se salir les mains !

Ingrédients : poudre d’amande, farine, sucre, beurre, oeufs, sel, extrait de vanille.

5) Le mille-feuille
Le nom fait référence au grand nombre de feuillets de pâte qui composent chaque gâteaux (729 en tout voire plus de 1000 pour certains chefs). Cet extraordinaire dessert aurait été créé par François-Pierre de la Varenne en 1651 puis perfectionné par Marie-Antoine Carême mais c’est Adolphe Seugnot, célèbre pâtissier installé au 28 rue du Bac, qui l’aurait démocratisé en 1867. Son créateur reste encore flou tout comme son orthographe : millefeuille, mille-feuilles ?

Ingrédients : pâte feuilletée, oeufs, sucre, lait, farine, sucré vanillé, sucre glace, chocolat.

6) Le Saint-Honoré
Ce dessert typiquement parisien doit son nom au saint patron des boulangers-pâtissiers (Saint-Honoré) et a été inventé vers 1850 chez Chiboust, la plus célèbre pâtisserie parisienne de l’époque située rue Saint-Honoré.

Ingrédients : beurre de tourage (c’est un beurre sec), crème fraiche, l’eau, farine, gousse de vanille, lait, œufs, sel et sucre, chocolat ou café ou vanille.


7) l’Opéra
Si Gaston Lenôtre se revendique depuis les années 60 comme le créateur de cet entremet au chocolat et café, il se murmure également qu’il est l’oeuvre de Dalloyau. En effet, selon ladite maison, Cyriaque Gavillon est à l’origine de l’Opéra en 1955 et tiendrait son nom de Andrée Gavillon, l’épouse de ce dernier, qui aurait voulu rendre hommage aux danseuses de l’Opéra qui venaient dans sa boutique.

Ingrédients : beurre doux, chocolat à fondre, chocolat noir, crème fleurette, eau, extrait de café, farine, kirsch, lait, œufs, pâte d’amandes, sucre.

8) Le Paris-Brest
La légende veut que le Paris-Brest a été inventé par un pâtissier de Maisons-Laffitte (près de Paris) en hommage à la célèbre course de vélo… le gâteau représenterait donc une roue de vélo. Et même si la course n’existe plus aujourd’hui, la pâtisserie, elle, est toujours bel et bien en vente !

Ingrédients : eau, farine, beurre, sel, œufs entiers, amandes effilées, crème mousseline.

Côté salé, on peut se venter d’avoir mis au monde le veau Marengo (nom issu de la bataille de Marengo à l’époque de Napoléon), le hachis Parmentier (de Antoine Parmentier pour éradiquer la famine/disète au temps de Louis XVI), le céleri remoulade, la soupe de cresson dite « cressonière », le croque-monsieur (né dans un café parisien en 1910), les oeufs mimosa ou encore la salade de harengs aux pommes de terre à l’huile.

Bon appétit !