Paris : plus de magasins bio, moins de librairies

L’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) a dévoilé ce mardi une étude sur le paysage des commerces et de la consommation à Paris en 2017.

Premier fait notable : la densité commerciale à Paris est très élevée comparée à celle des autres grandes villes du pays. La capitale compte 28 commerces pour 1000 habitants contre 17 à Lyon et Marseille. Si ce chiffre est relativement stable depuis 2014, les tendances de consommation, elles, ont largement évolué. Sur les 62 507 commerces et services commerciaux recensés, le constat est sans appel : le bio et les services liés au bien-être sont de plus en plus nombreux, tandis que les librairies et les marchands de journaux reculent.

L’Apur souligne également les effets de la transformation de la société sur les modes de consommation. La hausse du pouvoir d’achat a par exemple contribué à la montée en gamme d’une partie des commerces. De plus, les Parisiens se déplaçant majoritairement à pied, les magasins de proximités ont été favorisés à l’instar de l’alimentaire spécialisé (produits bio, chocolatiers, torréfacteurs). La technologie a également un impact non négligeable sur le paysage commercial. Internet et les achats en ligne ont largement contribué à réduire la clientèle des marchands de journaux, agences de voyages, vidéoclubs, magasins de matériel photographique, électronique… Et conséquence logique, ces commerces deviennent de moins en moins nombreux.

Quelques chiffres

Les secteurs en hausse :

  • restauration rapide (+11%)
  • soins du corps : ongleries, salons de beauté… (+9%)
  • supermarchés (+9%)
  • supérettes (+6%)
  • cafés et restaurants (+5%)

Les secteurs en baisse :

  • marchands de journaux (-28 %)
  • commerce de gros (-21 %)
  • librairies (-6 %)
  • sex shops (-13 %)
  • l’habillement (-6 %)

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’Apur.