Scooters à Paris : une décision inquiète !

À Paris, les scooters et les motos ne font pas l’unanimité auprès des autres usagers de la route.

Rien ne va plus ! Piétons, cyclistes, usagers des transports en commun… ils ne supportent plus les scooters et les motos. La liste des choses qu’on leur reproche est longue : ces véhicules polluent, font du boucan, empruntent les pistes cyclables et les voies de bus, se garent n’importe où, encombrent l’espace public, empêchent les piétons et les poussettes de circuler sereinement… énumère le Parisien.

Face à ce constat, des associations de piétons, de cyclistes, d’usagers des transports en commun ou encore de défense de l’environnement se sont rassemblées pour créer le collectif Ras le Scoot. Leur revendication ? Que la politique qui favorise le développement des deux-roues motorisés cesse. Mais selon la Mairie de Paris, il n’y a pas de traitement de faveur. Les restrictions de circulation concernent aussi les scooters et les motos. Quant aux problèmes de stationnement, 20 000 places vont être créées d’ici 2020. Une décision qui inquiète le collectif. Selon eux, cela pourrait attirer davantage de scooters.

De leur côté, les usagers des deux-roues motorisés ne voient pas les choses de la même manière. Interrogés par le Parisien, ils regrettent que leur image soit ternie par quelques motards au comportement irresponsable. Faute de places, certains admettent se garer sur les trottoirs, en prenant toutefois soin de choisir un emplacement qui occasionnera le moins de gêne possible.