Manifestations à Paris : de nombreux sites resteront fermés pour les Journées du Patrimoine

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© Pocholo Calapre

Les manifestations liées au mouvement des Gilets jaunes et à la réforme des retraites prévues ce week-end ont poussé certains lieux à annuler leur participation aux Journées du Patrimoine, tandis que d’autres hauts-lieux officiels ont amplifié leur encadrement ou réduit leurs horaires.

Pas de Journées du Patrimoine pour les ministères de l’Éducation nationale et de l’Agriculture cette année. Ces deux sites du 7e arrondissement resteront fermés au public en cette 36e édition des JEP, tout comme plusieurs autres lieux parisiens : la préfecture de Police de l’île de la Cité et l’Arc de Triomphe resteront également clos tout le week-end, ainsi que les temples de la Grande Loge de France.

D’autres lieux ne seront ouverts que le dimanche ou proposeront des horaires réduits le samedi. L’hôtel de Beauvau, siège du ministère de l’Intérieur, ne pourra ainsi être visité que le dimanche et le samedi de 10h à 12h.

Pour les lieux ouverts uniquement le dimanche, la liste est plus longue : la Chambre de Commerce et d’Industrie, la résidence du préfet d’Île de France, la Cour des comptes, la Cour de cassation, la mairie du 8e arrondissement, le tribunal de commerce, le ministère de la Transition écologique et solidaire, le Petit Palais, le Grand Palais et le musée de la franc-maçonnerie ne pourront ainsi être arpentés que le dimanche.

Plusieurs lieux ont également choisi de mettre en place un système de réservation cette année : le ministère de la Culture, le ministère de l’Intérieur et l’Assemblée nationale ne peuvent être visités que sur inscription préalable sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.

Quant au Palais de l’Élysée, il reste bel et bien ouvert au public, mais uniquement sur réservation et présentation d’une pièce d’identité. Ce dispositif est, selon le site de l’Élysée, un moyen de réduire le temps d’attente pour entrer dans l’institution, mais est sans doute également un moyen de limiter de potentiels intrusions par des contestataires. En novembre dernier, plusieurs gilets jaunes avaient en effet tenté de se rendre à l’Élysée afin de faire part de leur colère au Chef de l’État.

C.R