Trottinettes électriques : certains opérateurs vont faire payer la fourrière aux usagers

Après s’être acquitté de frais de fourrière s’élevant à plus de 400 000 euros en 2019, l’opérateur Lime a annoncé vouloir répercuter ces frais sur ses utilisateurs.

L’opérateur Lime, le premier service de trottinettes électriques apparu à Paris en juin 2018, vient de l’annoncer : les usagers qui ne respectent pas les conditions de stationnement et d’utilisation de leur service s’exposent désormais à des sanctions. L’opérateur de trottinettes électriques en libre-service a en effet pris la décision de faire payer les frais de fourrière aux clients dont la trottinette a été verbalisée et extraite des voies publiques. En cas de mise en fourrière, le client devra payer la somme de 59 euros. Cette somme correspond aux frais d’extraction de 49 euros et à la première journée de mise en fourrière, 10 euros.

Pour l’occasion, Lime va mettre en place un service-client dédié qui traitera les contestations et le paiement des amendes. Pour certifier le dû de l’utilisateur, Lime vérifiera le positionnement du véhicule verbalisé grâce à son numéro d’identification et à la photo prise par l’utilisateur à la fin de son trajet. Autres mesures : il devrait désormais être techniquement impossible de terminer un trajet en dehors de Paris ou en dehors d’un espace autorisé. Ces mesures visent, selon l’opérateur, à « responsabiliser davantage les utilisateurs », mais il s’agit aussi de placer ses pions pour le futur appel à projets que la Mairie de Paris s’apprête à publier. En effet, à l’issue de cet appel à projets, seuls trois opérateurs de trottinettes en libre-service seront retenus sur la  douzaine actuellement en place dans la capitale. Gageons que les autres opérateurs décident de suivre la voie ouverte par l’opérateur Lime.

 

C.R

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