Le saviez-vous ? Napoléon s’est fait dépuceler au Palais Royal !

Palais Royal

L’histoire de Paris regorge de petites anecdotes amusantes qui, si elles n’ont pas changé la face du monde, nous replongent avec délectation dans le Paris d’antan. Saviez-vous par exemple que le jeune Napoléon Bonaparte a perdu sa virginité avec une prostituée du Palais Royal ? On vous raconte cette drôle d’histoire !

Novembre 1787. Napoléon Bonaparte n’est encore qu’un jeune Corse de 18 ans fraîchement débarqué à Paris pour achever sa formation militaire. Celui qui deviendra Empereur des Français en 1804 est encore loin d’avoir la prestance d’un général en chef ou d’un homme d’État : maigrelet, pas très beau et encore peu confiant quant à ses capacités (sur ce point, les choses évolueront rapidement !), l’adolescent rentre d’une permission de six mois sur ses terres natales et se retrouve bien seul à Paris. C’est dans ce contexte qu’au soir du 22 novembre 1787, il consigne dans son journal un épisode très intime de sa vie : sa rencontre avec une fille de joie des galeries du Palais Royal.

Bonaparte au pont d’Arcole, par Antoine-Jean Gros (ca. 1801), musée du Louvre, Paris.

En cette fraîche et pluvieuse soirée d’automne, alors qu’il se balade seul entre le boulevard des Italiens et le Palais Royal, le futur Empereur tombe sur une femme dont l’apparence l’interpelle. Fille de joie parmi les nombreuses filles de joie qui se baladent dans le quartier, cette jeune femme à l’apparence frêle ne ressemble pourtant en rien aux autres. Un peu timide, calme, presque nonchalante, cette prostituée nommée Mademoiselle Deschamps fait immédiatement craquer le sous-lieutenant qui, aux dires de tous, est encore puceau.

Une courte discussion au milieu de la rue suffit pour que les deux jeunes gens se décident à pousser les choses un peu plus loin : quelques minutes seulement après avoir échangé ses premiers mots avec le sous-lieutenant, la jeune prostituée lui propose d’aller à l’Hôtel de Cherbourg, le petit hôtel au sein duquel l’adolescent occupe une modeste chambre. « Mais qu’y ferons-nous ? » lui demande alors Napoléon. « Allons, nous nous chaufferons et vous assouvirez votre plaisir » lui rétorque Mademoiselle Deschamps ! À notre plus grande déception, Napoléon ne racontera pas la suite du récit, mais on a suffisamment d’indices pour l’imaginer…

C.R

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