Le saviez-vous ? Les Catacombes ont abrité un cinéma clandestin !

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© Wyatt Rivard / Shutterstock
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Depuis leur ouverte au public à la fin du XIXe siècle, les Catacombes sont une attraction phare de la capitale. Mais ce kilomètre et demi de parcours visitable n’est que la partie émergée de l’iceberg et les Catacombes ont bien plus à offrir qu’on ne le croit. Saviez-vous par exemple qu’un cinéma y a été installé il y a quelques années ? On vous raconte cette aventure improbable.

Une immense salle de 400 mètres carrés, un grand écran de projection, des chaises, des gradins taillés dans la pierre… C’est ce qu’ont découvert, à l’été 2004, les policiers de la brigade d’intervention chargée de la sécurité des carrières souterraines et des Catacombes ! Un attirail de cinéma complet installé au fond d’un long tunnel, à presque 20 mètres sous le Trocadéro, et totalement inconnu des autorités jusque-là.

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Personne ne sait depuis quand cette salle clandestine se trouvait là, mais les personnes qui ont mené à bien ce projet avaient clairement mis les petits plats dans les grands. Alors que la plupart des cataphiles (les personnes qui descendent illégalement dans les Catacombes) se déplacent à la lampe torche ou organisent des soirées à la lueur des bougies, la salle de cinéma découverte par les autorités était d’un tout autre niveau : des caméras et un mécanisme de sécurité, un immense écran de projection fonctionnant à l’électricité ou encore un espace-bar ont ainsi été retrouvés par les policiers. Parmi les petits objets découverts, il y avait évidemment des films (en noir et blanc et uniquement des années 1950 et 1960, s’il vous plaît), pas mal de bouteilles d’alcool et même… une couscoussière ! De quoi se faire une sacrée soirée cinéma.

Évidemment, cette salle clandestine était tout ce qu’il y a de plus illégale. On le sait, l’accès aux carrières est interdit en dehors du musée de l’ossuaire municipal sous peine de contravention, mais, surtout, la salle détournait de l’électricité, ce qui peut être considéré comme un délit d’escroquerie et valoir jusqu’à 5 ans de prison. Cela dit, on aurait bien aimé, nous aussi, se faire une petite toile à 20 mètres de profondeur et sous la plus grande ville de France… Donc si quelqu’un veut se lancer dans un tel projet (légal, cette fois-ci), on est partant !

C.R