Le jour où… Le Président Félix Faure est mort à l’Élysée dans les bras de sa maîtresse

« Il a voulu vivre César, il est mort Pompée ». Ce sont les mots qui, selon la légende, ont été prononcés par Clemenceau à propos du Président de la République Félix Faure, décédé à l’Élysée dans des circonstances quelque peu… gênantes. On vous raconte cette histoire toujours aussi cocasse 120 ans après !

Au soir du 16 février 1899, Charles Dupuy, alors Président du Conseil, fait parvenir une dépêche aux préfets et sous-préfets annonçant « le décès de M. le Président de la République, survenu à dix heures (ndlr. du soir), à la suite d’une attaque d’apoplexie foudroyante ». Mais ce qu’il ne raconte pas dans ce communiqué, ce sont les circonstances pour le moins honteuses de ce décès. Et pour cause, le chef d’État a trépassé au sein même de l’Élysée, juste après une petite gâterie prodiguée par sa maîtresse !

Portrait de Félix Faure. Un de l’édition du 27 janvier 1895 du Petit Journal – Domaine public

Depuis son arrivée à l’Élysée en 1895, le président avait pris l’habitude de faire venir, aux alentours de 17 heures, ses maîtresses dans l’enceinte du palais présidentiel. Au programme ? Un petit cinq à sept quasi quotidien dans le « salon bleu », l’une des pièces situées au rez-de-chaussée du palais. C’est exactement ce qu’il fera en ce 16 février 1899, après sa longue journée de travail : cet après-midi là, le président réclame la charmante compagnie de Marguerite Steinheil, l’une de ses « régulières ». Mariée et âgée d’une petite vingtaine d’années, elle entretient une relation avec le président depuis presque deux ans.

Mais ce jour-là, rien ne se passera comme d’habitude… Le couple secret vient seulement de fermer la porte que la jeune femme sort en trombe de la pièce, complètement paniquée : alerté par ses cris, le chef du cabinet Le Gall entre dans le salon bleu et découvre son patron, dévêtu et allongé dans une position embarrassante sur un divan, en train d’agoniser. L’homme politique vient d’être foudroyé par un AVC… en plein ébat sexuel. Plusieurs médecins sont dépêchés sur place, mais rien n’y fera : le chef de l’état s’éteindra quelques heures plus tard, entouré de ses proches. Quant à la presse, elle fera ses choux gras de cette mésaventure aussi funèbre que cocasse !

La mort de Félix Faure, au palais de l’Élysée. Illustration parue dans Le Petit Journal en 1899 – Domaine public

C.R

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