Les alentours de la Tour Eiffel vont se transformer

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© Matt_train

Elle est un mythe pour tous les parisiens, et un arrêt obligatoire sur le programme des touristes, la Tour Eiffel trône au coeur de Paris depuis bientôt 130 ans. Et d’ici 2024, ses abords devraient subir un relooking géant. 

Forcément comme tout mythe qui se respecte, les projets concernant la Dame de Fer font débat. Le dernier en date, lancé fin 2017 et appelé « Opération Site Tour Eiffel » ne déroge pas à la règle. C’est le Conseil de Paris qui l’a approuvé il y a quelques jours. Un projet visant à transformer, d’ici 2024, 54 hectares entourant le bâtiment.
Mais pour y faire quoi ?

Rien n’est tout à fait arrêté, si ce n’est le coût, qu’on estime à 72 millions d’euros. Une somme prévue pour « améliorer l’expérience des visites » des 7 millions de visiteurs de cet emblème historique de Paris.

Du haut de ses 324 mètres, la Tour Eiffel en a vu passer des chantiers. Elle même connu des améliorations et rénovations, en 1890, 1900, 1937, 1982 et 2011 © Igli llubani

Un jury composé principalement d’élus devrait choisir, début 2019, la marche à suivre et les futurs concepteurs du nouveau visage des abords de la Tour Eiffel. On parle d’un espace allant du Trocadéro au Champ-de-Mars, du Pont d’Iéna au pont de Bir-Hakeim, qui pourrait se transformer en « parcours urbains et paysagers », afin de rééquilibrer l’usage de l’espace au profit des piétons.

Encore une fois, l’idée de piétonniser le quai Branly ou le Pont d’Iéna, artères centrales de la capitale, soulève des indignations. Proposer une nouvelle typologie des lieux, d’accord, mais pas au dépit de la vie quotidienne des habitants. Remettre la Tour Eiffel dans un environnement qui sied à son histoire et son importance culturelle, enchanter les touristes tout en conquérant le coeur des parisiens… La tache est monumentale, et difficile.

Pont Bir Hakeim © Rudy Balasko

Parmi les quatre finalistes de l’appel à projet lancé par la Mairie de Paris, on retrouve :

  • Amanda Levete Architects, un cabinet d’architecture britannique qui a travaillé sur la restructuration des Galeries Lafayette.
  • Gustafson Porter + Bowman, une agence londonienne dirigée par une architecte paysagistes diplômée de Versailles, faisant équipe avec des architectes et urbanistes français.
  • Agence Ter, une agence française de paysage, responsable notamment de la réalisation du parc de Boulogne-Billancourt, avec une équipe franco-italienne.
  • KOZ Architectes, une agence parisienne jeune, avec une équipe internationale qui compte notamment l’architecte japonais Junya Ishigami, dont le travail a été exposé à la Fondation Cartier de mars à septembre 2018.

On connaîtra normalement le nom du vainqueur en mars de la nouvelle année. Et par avance, on lui souhaite bien du courage…

Vue de la Tour Eiffel sur le Quai Branly et le musée © Irina Kzan