Paris : un référendum sur Airbnb va être organisé cet automne 

À Paris, la plateforme de locations touristiques de courte-durée Airbnb représente 26 000 logements © MAJT

Un référendum qui permettra de définir « les bonnes conditions d’usage » pour lutter contre l’augmentation des loyers va être organisé par la Mairie de Paris dès le mois de novembre.

Bercy Village

Anne Hidalgo l’a répété à plusieurs reprises lors de sa campagne pour la Mairie de Paris : en cas de réélection, elle organiserait très rapidement une consultation populaire afin de définir les bonnes conditions d’usages d’Airbnb. Désormais réélue, la Maire de Paris socialiste – qui entame son deuxième mandat de six ans – a annoncé vouloir mettre en place ce référendum dès le mois de novembre.

Une question sur la durée maximale de location

Selon le Monde, la question posée lors de cette consultation, inédite à Paris, pourrait être : « Êtes-vous d’accord pour réduire la durée maximale de location autorisée ? ». Selon le Journal du Dimanche, la question serait un peu plus directive : « Souhaitez-vous maintenir à 120 le nombre maximum de nuitées autorisées pour louer son logement en meublé touristique, ou l’abaisser à 30 ou 60 nuitées ? »

Pour rappel, la durée maximale de nuitées annuelles autorisées actuellement en France est de 120 ; plusieurs voix se sont élevées au cours des derniers mois pour abaisser cette limite à 30 ou 60. Ce référendum, contraignant pour personne, servira avant tout à « donner de la force pour faire entendre l’avis des Parisiens », estime Anne Hidalgo. Selon le résultat et la participation, le référendum permettrait ainsi de mettre la pression sur l’État, seul capable de réguler, par des lois, la plateforme.

Airbnb : 26 000 logements au cœur de Paris

Parmi les autres mesures engagées par la Maire de Paris pour réguler et réduire l’emprise des locations touristiques de courte durée, on trouve la création d’une société d’économie mixte chargée de racheter des appartements loués sur la plateforme et de les remettre sur le marché locatif régulier. Cette société d’économie mixte – structurée autour de la Ville de Paris, la Caisse des dépôts et des acteurs privés – permettrait de proposer des logements en location longue-durée « à moins 20 % du prix du marché », soulignait Anne Hidalgo au début du mois de juin sur France Inter. Elle rappelait alors également qu’à l’heure actuelle, la seule plateforme Airbnb représente 26 000 logements au cœur de Paris.

 

 

C.D

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